Le keikogi

GeikoGi.jpg

La composition du Keikogi
Le Keikogi se compose d'une veste et d'un pantalon de coton blanc ou ecru, et d'une ceinture (obi). Il est en coton lourd à motifs «grains de riz» qui permet une bonne saisie sans risque de déchirement. Les manches sont légèrement raccourcies afin de faciliter les saisies des poignets.


L'art et la manière

La veste se porte revers gauche au-dessus.
La raison martiale est que cette disposition permet d'accéder au tanto parfois porté dans les revers.
La raison culturelle est que les morts sont habillés avec le revers droit au-dessus.
Les manches ne doivent idéalement pas descendre au-delà de la moitié de l'avant-bras (pour les saisies, mais aussi pour que le partenaire ne se prenne pas les doigts dedans).
Le pantalon doit, lui, arriver quelques centimètres au-dessus de la malléolle (pour ne pas être visible sous le hakama).
Il est de coutume de limiter les marques distinctives sur son keikogi. Il arrive que certaines personnes fassent broder leur nom en katakana sur les manches de leur keikogi ou portent un écusson à la poitrine.
Ces pratiques sont courantes au Japon, où il est fréquent de laisser son keikogi dans le dojo. Individualiser son keikogi est alors une nécesité.  En revanche, ce type de distinction est assez mal vu en France. Il est donc recommandé de porter un keikogi vierge pour les stages (hormis ceux organisés par le courant dont on porte l'écusson) ou les passages de grade.


L'obi

L'obi est une ceinture servant à fermer les vêtements traditionnels japonais, tels que les kimonos ou les vêtements d'entraînement pour les arts martiaux. 
Elle se présente sous la forme d'un ruban de tissu sans boucle ni fermoir. La manière de nouer l'obi est tout un art...

Obi.jpg

Les zooris

P9134621.JPG

Tout comme vous marchez l'été en "claquettes", vous marcherez (été comme hiver !) en zoori dans le dojo.
En effet, l'aïkido se pratique pieds nus sur les tatamis (tapis), mais il faut s'y rendre avec des chaussures pour des raisons d'hygiène ; les pratiquants utilisent en général ces nu-pieds que l'on appelle zoori.

Lorsque l'on monte sur le tatami, les zooris doivent être disposées perpendiculairement au tatami, la pointe en direction de l'extérieur, comme si l'on avait à sortir en catastrophe.


Le hakama

Un peu d'histoire :
Le hakama est un pantalon noir (traditionnellement bleu indigo pour l'homme et blanc pour la femme) très ample utilisé dans certains arts martiaux comme l'Aïkido, le Kendo, Kenjutsu et le Ju Jitsu.

Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres.
Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour l'iaido ou l'aïkido.

Les hakamas de qualité destinés à la pratique sportive présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d'éviter qu'elles de s'entortillent sur elles-mêmes.
L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama.
Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakamas en coton.

Le port du hakama
En Europe, le hakama est surtout porté par les pratiquants d'arts martiaux.
Dans certains d'entre eux (kyudo, kendo, iaido), il fait partie de la tenue obligatoire.
Dans d'autres, en particulier l'aïkido, il constitue un signe d'investissement personnel dans la discipline et de niveau technique.

La décision d'autoriser un élève à le porter est laissée à la discrétion de l'enseignant.
En aïkido, il est d'usage de se faire broder son prénom en katakana (caractères japonais) à l'arrière.
Pour la pratique martiale, le hakama se noue en commençant par la partie avant. Le sommet de celle-ci doit dépasser la ceinture de quelques centimètres. 

Les lanières de l'avant sont alors passées autour de la taille juste au-dessus de la ceinture, croisées derrière et reviennent sous la ceinture, où elles sont nouées à l'aide d'un noeud simple.
On met alors en place la partie arrière, le dosseret au creux des reins.
Les lanières de l'arrière se positionnent sur la ceinture ou au-dessous, et viennent se nouer sur l'avant avec un noeud similaire à celui de la ceinture et englobant les deux brins de l' avant.
Les manières de ranger les lanières divergent selon les écoles.
Ceci dit, et pour ceux qui ont du mal à suivre, le mieux est de demander conseil auprès de votre professeur.

Le pliage du hakama
Le rangement comme le pliage du Hakama répond à tout un rituel et il peut varier selon les personnes et les écoles mais on retrouve en général l'ordre ci-après:

... ensuite vous pliez en deux votre hakama et le mettez sous le bras ! ...